Des soupçons de corruption planent sur le Centre ambulancier national (CAN), selon des informations relayées par plusieurs sources concordantes.
D’après ces informations, des individus ne figurant pas parmi le personnel de l’institution seraient en possession de cartes prépayées émises en leur nom. Certaines de ces cartes permettraient à leurs détenteurs de percevoir des montants pouvant atteindre 400 000 gourdes mensuellement.
Face à ces allégations, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) aurait adressé une correspondance au directeur général du CAN afin de solliciter des explications sur la gestion de ces fonds.
Par ailleurs, des sources indiquent que la ligne budgétaire dédiée à la réparation des véhicules serait épuisée depuis le 7 février, alors même qu’une grande partie du parc automobile de l’institution demeure en panne.
Dans ce contexte, il est également rapporté que le fils d’un ancien conseiller présidentiel, propriétaire d’un garage, aurait soumis des factures au CAN et perçu des paiements pour des prestations de réparation. Toutefois, plusieurs ambulances signalées comme défectueuses n’auraient pas été remises en état.
À ce jour, une proportion importante des ambulances du CAN reste indisponible, ce qui limite considérablement la capacité de l’institution à répondre aux urgences médicales à travers le pays.
Source : Radiotélévision Métronome
Rédaction : l’équipe de la RTPA
