Par Elie Fleurimont
Une attaque armée a été perpétrée dans la nuit du 13 au 14 avril 2026, à Seguin, commune de Marigot (département du Sud-Est), plongeant cette localité jusque-là relativement épargnée dans la peur et le chaos.
Des individus lourdement armés ont investi la zone en pleine nuit, ouvrant le feu et semant la panique parmi la population. Le bilan provisoire fait état d’au moins sept morts, principalement des jeunes hommes présentés comme des informateurs de la police.
Les assaillants ont également incendié un véhicule de la PNH et le commissariat de la zone, symbole de l’autorité de l’État, aggravant davantage le sentiment d’abandon au sein de la population. Plusieurs habitations auraient aussi été touchées lors de l’attaque.
Cette attaque marque un tournant inquiétant pour le département du Sud-Est, jusque-là moins exposé aux violences des groupes armés que d’autres régions du pays. Elle confirme une tendance à l’expansion géographique de l’insécurité en Haïti. Des autorités locales lancent déjà un appel urgent au gouvernement central pour un renforcement de la présence policière dans la zone.
Après le drame, la peur règne à Ségin. Plusieurs habitants auraient fui leurs maisons par crainte de nouvelles représailles, tandis que d’autres réclament des mesures immédiates pour garantir leur sécurité.
Ce nouvel épisode de violence illustre une fois de plus les défis sécuritaires majeurs auxquels fait face Haïti. L’absence de réponse rapide et efficace risque d’encourager la répétition de tels actes dans d’autres zones du pays.
