Par Elie Fleurimont
Jacmel, mercredi 15 avril 2026 — Une importante mobilisation de protestation a secoué la ville de Jacmel ce mercredi, un jour seulement après une violente attaque armée survenue à Seguin, une localité située dans la commune de Marigot, qui a profondément choqué la population du Sud-Est.
Selon les informations disponibles, au moins 8 personnes ont été tuées lors de cette attaque attribuée à des groupes armés, tandis que trois véhicules de la police ont été incendiés, illustrant la gravité de la situation sécuritaire dans la région.
En réaction, plusieurs centaines de citoyens sont descendus dans les rues pour exprimer leur indignation et leur inquiétude face à la montée de l’insécurité. Munis de pancartes et scandant des slogans, les manifestants ont parcouru les principales artères de la ville afin de faire entendre leurs revendications.
Les protestataires ont insisté sur la nécessité d’un renforcement immédiat des dispositifs sécuritaires, d’une présence plus soutenue de l’État dans le département, ainsi que de mesures concrètes visant à améliorer les conditions de vie de la population. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une négligence des autorités centrales face à la situation du Sud-Est.
Au cœur des messages relayés lors de cette mobilisation, un mot d’ordre revenait avec insistance : le refus de voir le département sombrer dans l’insécurité et l’abandon. « Le Sud-Est ne sera pas un territoire perdu », ont martelé plusieurs manifestants.
La manifestation s’est déroulée dans un climat tendu, sous la surveillance des forces de l’ordre déployées à des points stratégiques de la ville, sans qu’aucun incident majeur ne soit signalé dans l’immédiat.
Cette mobilisation intervient dans un contexte national marqué par une recrudescence des violences armées et des défis sécuritaires persistants, plaçant une fois de plus la question de la protection des populations au centre des préoccupations.
