L’administration du président Donald Trump a saisi la Supreme Court of the United States afin de mettre fin aux protections temporaires contre l’expulsion accordées à environ 350 000 ressortissants haïtiens vivant aux États-Unis.
La démarche, révélée le mercredi 11 mars 2026 par un média américain The Hill, s’inscrit dans une bataille judiciaire déjà en cours autour du programme Temporary Protected Status (TPS).
Ce dispositif, créé en 1990, permet à des ressortissants étrangers provenant de pays frappés par des conflits armés, des catastrophes naturelles ou d’autres crises majeures de vivre et de travailler légalement aux États-Unis sans risque immédiat de déportation.
Selon la requête déposée par le solliciteur général des États-Unis, D. John Sauer, la Cour suprême devrait intervenir afin de trancher définitivement les questions juridiques soulevées dans plusieurs procès similaires actuellement en cours à travers le pays.
Cependant, un tribunal fédéral avait récemment suspendu la décision de mettre fin au statut accordé aux Haïtiens. La juge fédérale Ana Reyes avait estimé que cette décision pourrait être motivée par des considérations discriminatoires, évoquant notamment certains propos controversés attribués à l’ancien président américain concernant Haïti.
L’administration américaine soutient pour sa part que les tribunaux ne devraient pas empêcher le gouvernement de mettre fin au TPS lorsque celui-ci estime que les conditions justifiant ce statut ne sont plus réunies.
Si la Supreme Court of the United States donne raison à l’administration, des centaines de milliers d’Haïtiens pourraient perdre leur statut légal et se retrouver exposés à une possible expulsion des États-Unis.
Source : The Hill.
