Les derniers policiers kényans engagés dans la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS) ont quitté Haïti, marquant la fin de cette mission internationale lancée pour appuyer les autorités haïtiennes face à la montée de la violence des gangs.
Selon les autorités kényanes, 150 agents ont quitté Port-au-Prince le lundi 27 avril 2026 à destination de Nairobi. Leur départ intervient après une visite du ministre kényan de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, accompagné notamment de l’inspecteur général de la police, Douglas Kanja.
Déployée à partir 25 juin 2024, la MSS avait pour objectif de contribuer au rétablissement de l’ordre dans un pays confronté à une insécurité persistante. Toutefois, la mission s’est heurtée à des difficultés logistiques et financières, limitant son efficacité sur le terrain.
Malgré sa présence, les groupes armés continuent de contrôler une large partie de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Selon des données des Nations unies, ces violences ont provoqué le déplacement de plus de 1,3 million de personnes à l’intérieur du pays.
Par ailleurs, plus de 5 500 personnes ont été tuées entre mars 2025 et janvier 2026 dans des affrontements impliquant les forces de l’ordre et gangs armés.
Le retrait des policiers kényans s’inscrit dans une phase de transition vers une nouvelle force, la Force de suppression des gangs (GSF), soutenue par l’ONU et appelée à prendre le relais. Cette force doit être dirigée par le Tchad, qui prévoit de déployer jusqu’à 1 500 soldats.
Rédaction : l’équipe de la RTPA
