Par Elie Fleurimont
Les opérations de drones menées par les autorités policières haïtiennes ont causé un bilan humain tragique, selon un rapport publié par Human Rights Watch.
Entre le 1ᵉʳ mars 2025 et le 21 janvier 2026, 1 243 personnes ont été tuées et 738 blessées, dont 17 enfants et 43 adultes sans lien avec des groupes armés.
Selon le rapport, plusieurs frappes ont touché des zones très peuplées de Port-au-Prince, notamment Delmas, Cité Soleil, Croix-des-Bouquets, et le quartier Simon Pelé.
Dans certains cas, des civils ont été tués alors qu’ils ne représentaient aucune menace immédiate. La frappe la plus meurtrière a fait 57 morts, et en moyenne, chaque opération a causé huit à neuf victimes.
“Ces frappes frappent indistinctement des civils et les membres de gangs. Certaines attaques pourraient être des exécutions extrajudiciaires,” déclare Human Rights Watch.
L’organisation souligne que ces drones, équipés d’explosifs, ont été utilisés sans distinction claire entre civils et criminels, et appelle les autorités haïtiennes à :
• Renforcer le contrôle de ces opérations
• Ouvrir des enquêtes indépendantes
• Assurer réparation aux familles des victimes.
Ce rapport met en lumière les dangers graves pour les populations civiles et suscite une inquiétude croissante face à l’usage des drones kamikazes dans les quartiers densément peuplés.
