RTPA, Editorial — 30 janvier 2026 Diriger Haïti sans aimer le pays : le vrai drame du pouvoir.
Haïti traverse une crise qui dépasse les chiffres et les rapports officiels : c’est une crise de conscience politique. Diriger un pays ne se limite pas à occuper un fauteuil ou à signer des décrets. Cela exige un amour profond pour la nation, un engagement réel envers ses citoyens et la volonté de bâtir un avenir commun.
Le vrai drame, c’est que trop souvent, le pouvoir se confond avec les intérêts personnels. Les décisions stratégiques ne servent pas le peuple, mais consolident des positions, renforcent des réseaux ou dissimulent des faiblesses. Pendant ce temps, les besoins essentiels des Haïtiens — sécurité, éducation, santé, justice — restent ignorés, relégués à de vaines promesses.
Diriger sans aimer le pays transforme le service public en théâtre d’intérêts privés. Les cris de détresse des quartiers populaires, des familles et des jeunes en quête d’un avenir meilleur tombent dans l’indifférence. Le résultat : un cycle de frustration, de méfiance et de découragement qui semble sans fin.
Haïti mérite des dirigeants animés par la passion de servir, et non par la peur de perdre. L’absence de vision et le manque d’amour pour la patrie sont le véritable drame de notre époque. Il est temps de poser ce diagnostic sans détour et de réclamer un leadership authentique, responsable et profondément engagé envers le peuple haïtien.
