De nouveaux éléments sur le financement présumé du projet ayant conduit à l’assassinat de l’ancien président haïtien Jovenel Moïse ont été présentés mardi 6 octobre devant le tribunal fédéral de Miami.
Lors de son témoignage, l’agente spéciale du FBI Jacqueline Valdez a évoqué plusieurs sommes qui auraient été engagées par des personnes impliquées dans le dossier.
Selon les informations présentées à l’audience, l’homme d’affaires Samir Handal aurait investi 4 millions de dollars. L’enquêtrice a également cité Larry Chadwell, qui aurait engagé 2 millions de dollars, ainsi que Frederick Bergmann, qui aurait apporté 3 millions de dollars. Les trois montants représentent au total 9 millions de dollars.
Ces informations sont rapportées dans le cadre du témoignage de l’agente du FBI et ne constituent pas, à elles seules, une condamnation des personnes citées.D’après l’analyse présentée par l’enquêtrice, ces fonds auraient notamment servi à financer l’achat de matériel, les billets d’avion, les réservations d’hôtel, la location de véhicules ainsi que le paiement de mercenaires colombiens et d’autres personnes impliquées dans la préparation de l’opération.
L’enquête aurait notamment exploité le contenu du téléphone d’Antonio Intriago, responsable de CTU Security.Concernant Samir Handal, le témoignage présenté au tribunal indique qu’il aurait espéré récupérer son investissement après l’installation d’un gouvernement de transition dirigé par Christian Emmanuel Sanon, selon le projet décrit par l’accusation.
Le dossier fédéral américain affirme plus largement que le projet visait à retirer Jovenel Moïse du pouvoir et que certains participants recherchaient des avantages politiques et financiers.
Le procès fédéral de Miami se poursuit alors que plusieurs accusés font désormais face à la justice américaine dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président haïtien, survenu le 7 juillet 2021.
Le Département américain de la Justice rappelle que les accusations portées dans le cadre de cette affaire restent des allégations et que les accusés sont présumés innocents jusqu’à ce qu’ils soient reconnus coupables.
Rédaction : l’équipe de la RTPA
