Men relecture final atik la, netwaye, korekte, ak optimize pou nivo RFI / AFP (0 erè stil + 0 erè metodoloji):
Haïti – Insécurité : un pays plongé dans la violence, plus de 17 000 morts en quatre ans, hors guerre interétatique
Selon une compilation de plusieurs sources humanitaires et organisations de défense des droits humains, dont des données des Nations unies, de Médecins Sans Frontières et d’acteurs indépendants, les violences armées en Haïti ont causé plus de 16 000 morts entre 2022 et 2025 dans des affrontements liés aux gangs. Les premiers mois de 2026 confirment la poursuite de cette tendance, avec environ 1 200 victimes supplémentaires selon des estimations provisoires, portant le total cumulé à plus de 17 000 morts.
Sur la période 2022–2025, les violences armées ont également fait plusieurs milliers de blessés. Les données compilées par les Nations unies font état d’environ 2 000 blessés en 2022, plus de 3 000 en 2023 et environ 4 000 en 2024.
En 2025, la situation sanitaire est restée fortement sous tension. Selon Médecins Sans Frontières (MSF), environ 3 650 blessés ont été pris en charge au cours de l’année, principalement pour des blessures par balles, des explosions et des violences à l’arme blanche. Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) a pour sa part recensé environ 806 blessés au cours du dernier trimestre 2025, dans un contexte de recrudescence des affrontements entre groupes armés et opérations de sécurité. Ces chiffres ne sont pas cumulables, car ils reposent sur des méthodologies et des périmètres différents.
Pour les trois premiers mois de 2026, les organisations humanitaires signalent un afflux continu de blessés dans les structures de santé, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans l’Artibonite. Toutefois, aucun bilan national consolidé des personnes blessées n’est encore disponible à ce stade.
Les enlèvements constituent un autre indicateur majeur de la crise sécuritaire. Les Nations unies et les organisations locales estiment environ 1 300 cas en 2022, près de 2 500 en 2023 et environ 1 400 à 1 500 en 2024. Le phénomène se poursuit en 2025 et début 2026, avec des données encore partielles mais toujours élevées.
La situation des déplacements internes illustre également l’ampleur de la crise. En 2023, environ 362 000 personnes ont été déplacées. Ce chiffre dépasse le million en 2024 selon les agences humanitaires et continue d’augmenter en 2025 et début 2026, avec des estimations dépassant 1,3 million de personnes contraintes de fuir leurs domiciles.
Les violences sexuelles, utilisées dans plusieurs zones comme instrument d’intimidation et de contrôle territorial, restent largement sous-déclarées. Les Nations unies et l’UNICEF alertent toutefois sur une hausse préoccupante depuis 2022, dans un contexte d’accès limité aux services de prise en charge.
Dans plusieurs régions, notamment la zone métropolitaine de Port-au-Prince et certains départements comme l’Artibonite, les groupes armés ont consolidé leur influence, limitant la circulation des populations et perturbant le fonctionnement des services publics.
Cette situation globale s’inscrit dans le cadre d’un travail de recherche et de suivi réalisé par RTPA, à partir de la compilation et de la vérification croisée de différentes sources institutionnelles, humanitaires et indépendantes. Elle met en évidence une aggravation continue de la violence, interrogeant l’efficacité des réponses apportées jusqu’à présent par les autorités et les acteurs sociaux.
Entre 2022 et les premiers mois de 2026, Haïti s’inscrit ainsi dans une crise sécuritaire prolongée, marquée par une augmentation continue des homicides, des enlèvements, des blessures et des déplacements massifs de population, malgré les interventions nationales et internationales.
