Rédaction : Elie Fleurimont, 28 septembre 2026
À moins de deux semaines de la clôture des inscriptions, le Conseil électoral provisoire (CEP) fait état de 1 517 candidatures enregistrées sur sa plateforme pour les élections générales de 2026.
Selon les dernières données disponibles, mises à jour le 27 septembre 2026 à 19 h 12, la course à la présidence compte actuellement 10 candidatures. Il s’agit de Claude Joseph, Ricardo Jean-Pierre, Gary Beaudo, Wilson Jeudy, Wilner Joseph, Jocelerme Privert, Joseph Maxo, Munir Joseph Mourra, Gandhy Dorfeuille et Moïse Durocher.
Le Sénat enregistre 195 candidats, tandis que la députation totalise 585 candidatures. Pour les collectivités territoriales, le CEP recense 272 candidats à la mairie, 295 au CASEC et 160 à l’ASEC.Mais derrière ces chiffres, une autre réalité attire l’attention : la faible présence des femmes dans la compétition électorale. Selon les statistiques du CEP, les femmes représentent seulement 21,3 % des candidatures, contre 78,7 % pour les hommes. Pour la présidence, la proportion de femmes est actuellement de 0 % : les dix candidatures enregistrées sont masculines.
Pourquoi les femmes sont-elles si peu nombreuses à se porter candidates ? Les données du CEP ne permettent pas, à elles seules, de déterminer les raisons de cette faible représentation. La question reste néanmoins posée : s’agit-il d’un manque d’intérêt pour la politique, de difficultés d’accès aux structures politiques et aux ressources, ou d’autres obstacles qui limitent la participation des femmes ?
Cette situation interpelle également les organisations féminines, les partis et groupements politiques ainsi que les différents acteurs engagés dans la promotion de la participation citoyenne.
Leur rôle pourrait être déterminant pour encourager davantage de femmes à investir les espaces politiques et électoraux.
La situation varie toutefois selon les postes. Les femmes représentent 33,5 % des candidatures à la mairie, 33,6 % au CASEC et 41,3 % à l’ASEC. En revanche, elles ne représentent que 13,8 % des candidatures au Sénat et 6,8 % à la députation.
Au total, ces chiffres donnent une première idée de l’ampleur de la compétition électorale qui se prépare dans le pays. Ils restent provisoires : le CEP précise que les données publiées sont dynamiques et que les candidatures doivent encore passer par les différentes étapes de vérification et de validation.
Les inscriptions ont été prolongées et le processus électoral demeure en évolution. La liste préliminaire des candidats doit être publiée le 29 septembre, avant la poursuite des éventuelles contestations et la publication de la liste définitive des candidats agréés.
