La localité de Jean-Denis, située dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite, a été le théâtre d’une attaque armée meurtrière le Samedi 28 et dimanche 29 mars 2026, suivie d’une intervention des forces de l’ordre haït
Dans un communiqué publié ce lundi 30 mars, la Police Nationale d’Haïti indique que des individus armés appartenant au gang « Gran Grif » ont mené une offensive contre la population civile. Selon les autorités, l’attaque a fait 16 morts et 10 blessés par balles, en plus de causer d’importants dégâts matériels, notamment l’incendie de plusieurs habitations.
La police précise une intervention a été menée en coordination avec les forces kenyanes, dans le but de rétablir l’ordre et de sécuriser la zone. Toutefois, l’accès à la localité aurait été rendu difficile par des obstacles érigés par les assaillants, notamment des routes bloquées et des fossés creusés afin de ralentir la progression des unités déployées.
Ce contexte aurait retardé l’arrivée des forces de l’ordre, laissant le temps aux assaillants de perpétrer leurs actions.
À leur arrivée, les forces de sécurité affirment avoir repris le contrôle de Jean-Denis. Les blessés ont été pris en charge et transportés vers des structures sanitaires, tandis que des opérations de ratissage ont été lancées pour traquer les membres du groupe armé, qui auraient pris la fuite.
Cependant, ce bilan officiel est contesté par plusieurs organisations de défense des droits humains ainsi que par des sources locales. Ces dernières avancent un nombre de victimes nettement plus élevé, évoquant plus de 70 personnes tuées, ainsi qu’un déplacement massif de population dans la zone.
L’écart important entre les chiffres communiqués par les autorités et ceux rapportés par d’autres acteurs soulève des interrogations sur l’ampleur réelle de cette attaque.
Une clarification indépendante du bilan et des circonstances de cette attaque apparaît désormais nécessaire afin d’établir les faits avec précision.
Rédaction : radyo tele Pwofondè Ayiti RTPA
