Depuis le début de l’année 2025, plusieurs vidéos intimes attribuées à Sœur Roselande Bélony ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Ces images, mettant en cause l’ancienne religieuse et animatrice de Radio Pacific, ont rapidement suscité une vive controverse au sein de la société haïtienne. Beaucoup se sont dits surpris, voire choqués, qu’une ancienne figure religieuse soit associée à de telles pratiques.
Cette affaire a déclenché un débat profond sur les valeurs, la vie privée et l’exposition publique à l’ère numérique. Entre indignation et curiosité, l’opinion publique s’est divisée, certains dénonçant une atteinte à la morale, d’autres appelant à respecter la vie personnelle, malgré le caractère public de la situation.
Un an plus tard, Roselande Bélony fait un virage inattendu en s’engageant en politique. Elle rejoint le parti EDE dirigé par Claude Joseph.
Cette décision relance les discussions sur son parcours et sur la capacité de réinvention d’un individu après un scandale médiatique.
Pour certains observateurs, cette transition traduit une forme de résilience et de détermination. Elle semble assumer son passé et chercher à se repositionner dans un nouveau rôle public. Toutefois, cette entrée en politique ne fait pas l’unanimité et continue d’alimenter les critiques sur les réseaux sociaux.
Parallèlement, le choix de s’allier à Claude Joseph soulève également des interrogations. Ancien chef du gouvernement, son passage au pouvoir reste controversé. Le 1er juin 2021, l’expansion de la violence des gangs, à Martissant, s’est intensifiée sans réponse jugée efficace de sa part en tant que chef du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN). Cette situation a contribué à l’isolement du Grand Sud, un problème qui persiste encore aujourd’hui.
Quelques semaines plus tard, dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, l’ex président Jovenel Moïse est assassiné à son domicile. Au lendemain de ce drame, Claude Joseph avait déclaré que la situation était sous contrôle, une affirmation largement remise en question par les faits.
Pour de nombreux critiques, cet épisode illustre des failles majeures dans la gestion sécuritaire de l’État.
Dans ce contexte, le rapprochement entre Roselande Bélony et Claude Joseph est perçu par certains comme un pari risqué. D’autres y voient plutôt une tentative de recomposition politique dans un paysage en crise, où de nouvelles figures cherchent à émerger malgré les controverses.
Au-delà des polémiques, cette situation pose une question essentielle : peut-on réellement dissocier le passé personnel d’un engagement politique ? Et surtout, quels critères doivent guider les citoyens dans le choix de leurs dirigeants ?
À l’approche d’éventuelles élections 2026, une partie de la population appelle à plus de rigueur dans l’évaluation des leaders politiques. Dans un pays confronté à de multiples défis, l’exigence de compétence, de transparence et de résultats concrets reste au cœur des attentes.
